Dans ce projet nous avons été confrontés à plusieurs sujets et principalement celui de l’habitat et de la migration de populations, dont Lanzarote (Archipel des Canaries) est fortement concerné.
Collage d'hypothèse avant voyage
Dans une première partie, par groupe il nous a été demandé d’analyser le territoire et les différentes populations qui y habitent : insulaires ; touristes ; migrants. Chaque groupe devait présenter une population afin de constituer un corpus collectif d’informations.
Au retour de ce voyage, il nous a été demandé, au regard de nos analyses sur ce territoire où trois populations radicalement différentes cohabitent sans jamais vraiment se rencontrer, de proposer un projet urbain ou architectural où la question de l’habitat est au centre du projet. Proposer un lieu de rencontre pour ces populations.
Pour ma part, je me suis concentré sur la question de l’hospitalité et les formes qu’elle peut prendre à Lanzarote auprès des différentes populations de l’île et essayer de proposer un habitat qui retranscrit ces formes d’hospitalité. Ainsi, ce logement locatif modulaire, entretenu par les insulaires est occupé par des touristes ou des migrants en fonction des demandes.
Planches d'analyse
Planches d'analyse faites lors du voyage
Plan masse Caleta de Caballo - Proposition
Suite à l’augmentation du nombre de logements locatifs de vacances de type Airbnb dans le village de Caleta de Caballo, les habitants ont décidé de s’unir afin de mieux maîtriser les locations du village.
Paolo, membre de l’association et habitant de Caleta de Caballo :
“Pour être honnête, tout a commencé pendant l’anniversaire de José, un habitant de Caleta de Caballo. Une bonne partie du village était réunie sur la plage, nous avons commencé à discuter de la situation face à l’augmentation des logements Airbnb dans le village. Aujourd’hui, 10% des habitations sont des locations de vacances qui ne sont occupées que ponctuellement. Nous n’avons rien contre le fait que des touristes viennent dans notre village pour leurs vacances, au contraire, nous sommes ravis. Mais ce qui nous dérange c’est que nous n’avons que très peu d’interactions avec eux. Ils ne sortent que rarement dans le village et cela le transforme en village dortoir. Je me souviens quand j’étais plus jeune, tout le monde était dehors et discutait, maintenant cela devient rare. On est tous conscients que le tourisme nous fait vivre pour la majorité. C’est pour ça que nous avons décidé de prendre les choses en main à notre échelle et de proposer cette alternative.”
Maria, une des fondatrices de l’association et habitante de Caleta de Caballo :
“Ce projet est simple, nous avons construit un logement qui peut se diviser en plusieurs entités en fonction des besoins des locataires. Le but pour nous c’est que tout le monde y trouve son compte. Les locataires peuvent profiter d’un logement de qualité. Si besoin nous pouvons être réactifs, étant donné que nous habitons tous Caleta de Caballo. De notre côté, nous pouvons engager une interaction avec ces locataires et retrouver l’ambiance et l’hospitalité de notre village avant qu’elle ne commence à se perdre. C’est pour cela que nous privilégions les locations de longue durée de plusieurs semaines à plusieurs mois. Le fait que la location puisse se diviser nous permet en fonction des configurations d’avoir plusieurs locataires sur une même période.
Plans (RDC et R+1) et Coupes
SITUATION 1 :
Dans cette situation, nous avons un groupe de 9 amis espagnols venus passer leurs vacances pendant deux semaines. Il est composé de 4 garçons et 5 filles dont 2 couples entre 25 et 28 ans. Nous les avons interrogés un vendredi après-midi vers 18:00 sur leurs ressentis concernant la location.
Nathanaël membre du groupe d’amiS espagnolS :
“Et bien écoute, nous venons de rentrer d’une bonne après-midi de surf et nous nous apprêtons à prendre l’apéro. C’est bien pratique de pouvoir se poser à l’extérieur et étendre le salon jusqu’à l’extérieur, malgré l’espace relativement restreint. En plus, le fait d’être dehors nous permet de discuter facilement avec les habitants, on en apprend beaucoup sur l’île et les alentours de Caleta de Caballo. Les habitants nous intègrent vraiment dans la vie du village. Nous avons vraiment l’impression de faire partie de la communauté de Caleta de Caballo.
Plan et coupe du projet en situation 1
Situation 2
La famille d’Arminda ainsi que ses parents ont pu se retrouver pour les vacances à Caleta de Caballo. Ils ont partagé leur séjour avec comme voisin Pedro, codeur dans une entreprise de numérique qui s’est installé pour deux mois afin de télétravailler et profiter du cadre du village. Nous les avons interrogés un soir à l’heure du repas vers 21:00.
ARMINDA, MÈRE DE FAMILLE VENUE PROFITER DE CALETA DE CABALLO POUR LES VACANCES AVEC SON MARI, SES ENFANTS ET SES PARENTS :
“Pour être tout à fait franche, je ne m’attendais pas à avoir d’interaction avec Pedro, mais j’ai été agréablement surprise que la maison nous permette vraiment d’échanger tout en gardant chacun nos moments d’intimité.”
“Pour être tout à fait franche, je ne m’attendais pas à avoir d’interaction avec Pedro, mais j’ai été agréablement surprise que la maison nous permette vraiment d’échanger tout en gardant chacun nos moments d’intimité.”
Achille, père d’Arminda :
“Je suis vraiment content d’avoir cette petite dépendance avec Lucia. Cela nous permet d’avoir notre espace au calme et d’être indépendants de la petite famille et des enfants qui peuvent déborder d’énergie de temps en temps. En plus, c’est très pratique de ne pas avoir à monter au premier étage.”
Pedro, voisin/colocataire de séjour de la famille d’Arminda :
“C’est très agréable de pouvoir échanger avec les voisins comme ça, c’est souvent qu’ils m’invitent pour le repas. Cela me permet d’être moins seul pendant mon séjour. Et malgré ça, j’ai quand même mon espace pour pouvoir travailler au calme et rester concentré.”
Maria, une des fondatrices de l’association et habitante de Caleta de Caballo :
“Pour le futur du projet, nous avons pu échanger avec plusieurs associations de migrants pour leur indiquer que nous sommes prêts à héberger pendant un temps, s’il est nécessaire, des personnes venant d’arriver afin de les loger et les aider à s’intégrer dans la communauté. Et puis, de manière plus générale, nous aimerions étendre ce projet à d’autres habitations dans le village et pouvoir permettre de nouvelles rencontres et interactions.”
“Je suis vraiment content d’avoir cette petite dépendance avec Lucia. Cela nous permet d’avoir notre espace au calme et d’être indépendants de la petite famille et des enfants qui peuvent déborder d’énergie de temps en temps. En plus, c’est très pratique de ne pas avoir à monter au premier étage.”
Pedro, voisin/colocataire de séjour de la famille d’Arminda :
“C’est très agréable de pouvoir échanger avec les voisins comme ça, c’est souvent qu’ils m’invitent pour le repas. Cela me permet d’être moins seul pendant mon séjour. Et malgré ça, j’ai quand même mon espace pour pouvoir travailler au calme et rester concentré.”
Maria, une des fondatrices de l’association et habitante de Caleta de Caballo :
“Pour le futur du projet, nous avons pu échanger avec plusieurs associations de migrants pour leur indiquer que nous sommes prêts à héberger pendant un temps, s’il est nécessaire, des personnes venant d’arriver afin de les loger et les aider à s’intégrer dans la communauté. Et puis, de manière plus générale, nous aimerions étendre ce projet à d’autres habitations dans le village et pouvoir permettre de nouvelles rencontres et interactions.”